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Le Sénégal champion d’Afrique 2025 : la deuxième étoile des Lions de la Teranga

Sport Le 18 janvier 2026 à Rabat, le Sénégal a battu le Maroc en finale de la CAN 2025 et décroché sa deuxième étoile, quatre ans après son premier titre. Retour sur un sacre historique.

adama • 4 min de lecture
Drapeau du Sénégal
Photo : Victor Rutka / Unsplash
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Le 18 janvier 2026, à Rabat, le Sénégal a remporté la Coupe d’Afrique des nations 2025 en battant le Maroc, pays organisateur, au terme d’une finale à rebondissements. Quatre ans après son premier sacre, obtenu en 2022 au Cameroun, la sélection sénégalaise ajoute ainsi une deuxième étoile à son maillot. Retour sur une victoire qui confirme la place des Lions de la Teranga parmi les grandes nations du football africain.

Une finale sous haute tension

Face à un Maroc porté par son public, les Sénégalais ont dû faire preuve d’une grande résistance. Le match a été marqué par plusieurs moments chauds. Un but d’Ismaïla Sarr a été refusé, l’arbitre ayant sifflé une faute auparavant. Le Maroc a aussi obtenu un penalty pour une faute sur Brahim Díaz. La décision a provoqué la colère des joueurs sénégalais, qui ont quitté un moment la pelouse en signe de protestation avant de revenir après des discussions.

Le gardien Édouard Mendy a alors arrêté la tentative de Brahim Díaz, un arrêt décisif qui a maintenu son équipe dans la partie. Le score étant resté vierge à l’issue du temps réglementaire, les deux équipes sont allées en prolongation. C’est là que Pape Gueye a inscrit le but de la victoire, à la 94e minute. Le Maroc a encore poussé jusqu’au bout, Youssef En-Nesyri passant tout près de l’égalisation d’une tête, mais le Sénégal a tenu jusqu’au coup de sifflet final.

Pape Thiaw, un pari réussi

Sur le banc sénégalais se trouvait Pape Thiaw, ancien attaquant international. Il avait pris la succession d’Aliou Cissé, l’homme du premier titre. Remporter la CAN dans le pays hôte, devant un public acquis à l’adversaire, constitue une performance remarquable pour un sélectionneur qui disputait sa première CAN à ce poste. Ce succès assure une forme de continuité avec l’ère Cissé, marquée par la discipline collective et la solidité défensive.

2022, la première étoile

Pour mesurer la portée de ce titre, il faut revenir quatre ans en arrière. Le 6 février 2022, à Yaoundé, le Sénégal remportait la CAN 2021, disputée avec un an de retard en raison de la pandémie de Covid-19. Après un match nul sans but face à l’Égypte, les Lions s’étaient imposés aux tirs au but, Sadio Mané transformant le dernier tir. C’était le premier titre continental de l’histoire du pays.

Cette victoire avait une saveur particulière pour Aliou Cissé. Vingt ans plus tôt, en 2002, il était le capitaine de l’équipe du Sénégal battue en finale de la CAN par le Cameroun, déjà aux tirs au but. Devenu sélectionneur, il avait pris sa revanche en offrant enfin la coupe à son pays.

Une génération qui a marqué l’histoire

Le football sénégalais est entré dans la légende mondiale en 2002. Pour sa première participation à une Coupe du monde, en Corée du Sud et au Japon, le Sénégal avait battu la France, championne du monde en titre, lors du match d’ouverture, grâce à un but de Papa Bouba Diop. L’équipe avait ensuite atteint les quarts de finale, un exploit alors rare pour une sélection africaine.

Depuis, le pays n’a cessé de produire des joueurs de haut niveau évoluant dans les meilleurs championnats européens. Sadio Mané, Kalidou Koulibaly, Édouard Mendy, Idrissa Gana Gueye ou Ismaïla Sarr ont porté haut les couleurs du pays. Le Sénégal s’est aussi qualifié pour les Coupes du monde 2018 et 2022, atteignant les huitièmes de finale au Qatar en 2022.

Une ferveur populaire

Au Sénégal, le football est bien plus qu’un sport. Chaque grand match des Lions vide les rues et remplit les places publiques, où les supporters se rassemblent devant des écrans géants. Après les titres de 2022 et de 2026, des scènes de liesse ont eu lieu à Dakar comme dans les villes de l’intérieur du pays et dans la diaspora, en Europe comme en Amérique.

Cette ferveur dépasse les clivages. Dans un pays qui réunit Wolofs, Peuls, Sérères, Diolas, Mandingues et bien d’autres communautés, l’équipe nationale est un symbole d’unité. Les supporters peuls du Fouladou, de la vallée du fleuve Sénégal ou de la diaspora vibrent pour les Lions au même titre que tous les Sénégalais.

Les défis à venir

Avec deux étoiles, le Sénégal rejoint le cercle des nations africaines qui ont remporté plusieurs fois la CAN. Le défi est désormais de durer. Plusieurs cadres de la génération dorée approchent de la fin de leur carrière internationale, et la relève devra être à la hauteur. Le développement des centres de formation et du championnat local reste un enjeu important pour continuer à produire des talents.

L’autre objectif est mondial. Quelques mois après le sacre de Rabat, les Lions ont disputé la Coupe du monde 2026, organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Ils ont été éliminés en phase à élimination directe par la Belgique, après prolongation (3-2). Après le quart de finale de 2002, les supporters rêvent toujours de voir leur équipe aller encore plus loin, et les succès continentaux récents nourrissent cette ambition.

Conclusion

La victoire de Rabat restera comme l’un des grands moments de l’histoire du football sénégalais. En s’imposant chez le pays organisateur, au terme d’une finale tendue, les Lions de la Teranga ont prouvé que leur premier titre n’était pas un accident. Avec deux étoiles en quatre ans, le Sénégal s’affirme comme l’une des puissances du football africain, et sa jeunesse a de nouvelles raisons de rêver.

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