Depuis une quinzaine d’années, l’afrobeats s’est imposé dans les playlists du monde entier. Né en Afrique de l’Ouest, notamment au Nigeria et au Ghana, ce genre musical moderne mêle rythmes africains, sons électroniques et influences venues d’ailleurs.
Afrobeats et afrobeat : ne pas confondre
Il faut distinguer l’afrobeat, avec un « t » au singulier, de l’afrobeats. L’afrobeat a été créé dans les années 1970 par le musicien nigérian Fela Kuti, qui a mélangé le jazz, le funk et les rythmes traditionnels yoruba, avec des textes engagés. L’afrobeats, apparu dans les années 2000, est une musique plus récente, plus pop et plus dansante, influencée par le hip-hop, le R&B, le dancehall et la musique électronique.
Les racines du mouvement
L’afrobeats s’est développé à Lagos, à Accra et dans la diaspora africaine de Londres. Des artistes ghanéens et nigérians ont popularisé des sons mêlant anglais, pidgin et langues locales, comme le yoruba ou le twi. Cette liberté de langage a contribué à son succès auprès de la jeunesse.
Des artistes devenus mondiaux
Des chanteurs comme Burna Boy, Wizkid, Davido, Tiwa Savage ou Tems ont conquis les scènes internationales, collaboré avec de grandes stars américaines et britanniques, et rempli de très grandes salles en Europe et en Amérique du Nord. Leur réussite a ouvert la voie à toute une nouvelle génération.
Pourquoi ce succès ?
Plusieurs raisons expliquent cet essor : des rythmes irrésistibles pour la danse, une jeunesse africaine très nombreuse et connectée, et la puissance des réseaux sociaux et des plateformes de streaming, qui permettent de diffuser un titre dans le monde entier en quelques jours. Les chorégraphies partagées sur les applications de vidéos courtes jouent aussi un rôle important.
Un symbole de fierté culturelle
Au-delà de la musique, l’afrobeats est devenu un symbole de fierté pour toute l’Afrique et sa diaspora. Il montre que la créativité du continent peut influencer la culture mondiale et faire vivre une véritable industrie musicale.
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