Depuis janvier 2025, les États-Unis ont mis fin à plus de 2 700 procédures d’asile sans procéder à un examen au fond des demandes. Les personnes concernées, pour la plupart africaines, pourraient selon Washington solliciter une protection en Ouganda. Les autorités américaines invoquent à ce titre un accord conclu en juillet 2025 entre les États-Unis et l’Ouganda.
Cette pratique constitue l’une des conséquences de la politique d’expulsions vers des pays africains instaurée par l’administration Trump. Elle est dénoncée par Human Rights Watch dans un rapport publié le 8 octobre.
L’organisation critique le recours à l’accord entre Washington et Kampala pour annuler des procédures d’asile avant même que les situations individuelles et les arguments avancés par les demandeurs ne soient examinés sur le fond. Depuis le début de l’année 2025, plus de 2 700 dossiers ont ainsi été concernés.
Michael Garcia Bochenek, l’un des auteurs du rapport de Human Rights Watch, estime que cette politique revient tout simplement à contourner le droit d’asile américain. En orientant les personnes concernées vers une éventuelle demande de protection en Ouganda, les États-Unis évitent ainsi de se prononcer sur leurs demandes d’asile.
Source originale : www.rfi.fr
