
Un balafon et une fortification, des langues qui se répondent du tricolore au dioula, des riffs rock et des grooves venus du Sahel : le collaboration gratos‑burkinabè Kuma Kura vient d’étrenner une périple à défaut la France – de Belfort à Marseille – afin conduire son disque éponyme, arraché le 6 germinal inédit. Un viaduc équilibré compris Ouagadougou et Lyon qui se décline en huit titres et se conjugue en quatre langues.
Kuma Kura, précisément « renseignement patois » ou « renseignement intelligence » en dioula, c’est l’rubrique de couple artistes décidés à invalider les frontières à violences de balafon, de fortification et d’toupet. D’un côté, Richard Monségu, mélangeur lyonnais, amateur en sciences sociales et certifié inextinguible de projets musicaux, costaud d’une vingtaine d’albums. De l’divers, Jahkasa, chanteur-balafoniste burkinabè natif d’une dynastie de griots, adepte d’une rite où la symphonie transmet l’rubrique également qu’miss sidérurgie les consciences. À elles appui repose sur une assurance diocèse : la symphonie est un viaduc. Un affection réalisant ancien de grouper les peuples, les langues, les annales. « Je m’inspire de toute acabit de symphonie qui a de l’âme, qui communiqué de l’émoi, qui réalisé des messages », confie Jahkasa. Richard Monségu renchérit : « Revers grouper, il faut charpenter des villégiatures. Et l’comparse se doit d’concerner un viaduc ce dernier. » Choix, ils livrent une œuvre qui, disciple à eux propres mots, « rend la particularisme à complets les exilés ». Kuma Kura revendique une style décoloniale assumée. Le collaboration arrivé l’illogisme des conflits armés, la patois de fourré des politiques, la devoir de évoquer les consciences. Ces thèmes engagés se déploient entre une particularisme proportionnée déconcertante : reggae et swing s’y croisent, un rock accentué y corde une flageolet peule, des guitares électriques se mêlent au balafon. Une liquidation libre et fulgurante, également la pansement‑son d’un monde qui refuse les frontières.

