la BGFI, au cœur du scandale, brise le silence

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Le groupe BGFI, dont le siège se trouve à Libreville au Gabon, n’avait pas souhaité répondre aux sollicitations avant la sortie de l’enquête Congo Hold-up. Mercredi 24 novembre, il est sorti de son silence. Il dénonce toutes pratiques douteuses qui ont pu être commises dans le passé, tout en assurant avoir « assaini » dès 2018 sa filiale en RDC.

Depuis vendredi dernier, 19 médias partenaires dont RFI et cinq ONG relèvent les dessous du détournement de 138 millions de dollars au profit de l’ancien président de la RDC et de son premier cercle. Cette enquête a été réalisée sur la base de plus de 3,5 millions de documents bancaires et plus encore de transactions issus de ce grand groupe bancaire africain à la réputation sulfureuse.

Contacté à plusieurs reprises, le groupe BGFI, acteur dans ce scandale, s’était muré dans le silence jusqu’ici. Mais depuis près d’une semaine, les révélations se succèdent et mettent en lumière le rôle central joué par sa filiale de RDC dans le pillage de l’État congolais, au profit de premier cercle de Joseph Kabila.

Le groupe a finalement brisé son silence mercredi 24 novembre. Dans un communiqué, il reconnait avoir été contacté avant la diffusion de l’enquête Congo Hold-up, mais explique avoir « résolu » de ne pas y répondre « afin de d’observer le devoir de réserve qu’impose les enquêtes en cours » sur l’objet de ces révélations.

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Tout en menaçant de poursuites toute personne participant « à la divulgation d’informations confidentielles ou privées » qui le concerne, le groupe dit « désapprouver toutes pratiques douteuses » qui ont « pu être commises par le passé » au sein de sa filiale de Kinshasa.

Cette filiale a été éclaboussée par plusieurs scandales dès 2016. Le groupe BGFI assure avoir pris deux ans plus tard « les mesures d’assainissement qui s’imposaient » dans sa filiale de la RDC.

Aujourd’hui, les documents Congo Hold-up montrent que le groupe bancaire africain avait aussi commencé à demander le remboursement des parts accordés gratuitement huit ans plus tôt à la sœur de Joseph Kabila. Mais cette enquête a aussi pointé le fait que malgré le départ de hauts responsables incriminés à l’époque, des malversations s’étaient poursuivies.

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